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Favoriser la rencontre, la coopération et la mise en réseau des acteurs associant les dimensions artistiques et sociales dans leurs activités professionnelles et citoyennes.

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DIX MINUTES AVEC JEAN-JACQUES - Danse avec le handicap

Le duo proposé par la chorégraphe et danseuse Anamaria Fernandes et le danseur Jean-Jacques Cousin est un moment d’exception.

A la suite du film dans lequel on les voit tous les deux participer à un atelier de danse qu’elle anime dans un foyer de vie, ils apparaissent devant nous.

Jean-Jacques Cousin, s’approprie alors une liberté corporelle qui lui permet de se placer non en tant que personne handicapée mais réellement en tant qu’artiste. Car il s’agit bien ici d’un spectacle, de la construction fragile d’une harmonie éphémère où s’explore et se déploie la rencontre de deux êtres, qui au-delà de ce qui les différencie trouvent ce qui les relie, pour laisser surgir une part de leur vérité commune.

DE L'ATELIER JUSQU'AU SPECTACLE

Ce spectacle est la suite d’un travail entamé voici sept ans par Anamaria Fernandes avec des résidents du foyer de vie le Logis La Poterie à Rennes autour d’un atelier de danse (peut être dire que les ateliers ont été donnés entre 2002 et 2007, comme ça il me semble que ça donne l’impression que je travaille toujours là bas…).

De cet atelier est d’abord né un film, « La Danse au Logis », réalisé par elle-même et le cinéaste Michel Charon.

Diffusé au sein d’établissements spécialisés, ainsi que dans plusieurs lieux en France et au Brésil, il a été le support d’une réflexion et de nombreux échanges sur la relation entre l’art et le handicap.

Le duo proposé ici poursuit ce travail, en lui donnant cette fois un cadre artistique.

Au travers du langage de la danse, il s’agit de créer des ponts, de relier, mais aussi de rendre visible l’identité profonde de chaque personne en essayant de sortir de l’enfermement qui consiste à mettre l’autre, le différent, l’étrange, l’étranger, dans une position d’infériorité ou d’ignorance, ou comme le précise Jean-Joseph Floc’h, directeur du Logis : « Prendre l’option de ne plus considérer la personne « différente » comme marquée par le manque, le moins, l’inaptitude, mais comme sujet capable d’être, de montrer, d’apprendre, de révéler, de nous apprendre. »

Pour permettre cette démarche, il apparaissait enfin nécessaire de sortir du champ imposé du handicap en proposant de montrer ce duo à un public le plus large possible.

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